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La qualité des cours d'eau en Bretagne
L'État et le conseil régional de Bretagne, membres fondateurs du groupement d'intérêt public Bretagne environnement
http://www.eaubretagne.fr/Qualite-des-eaux/La-qualite-des-eaux-bretonnes
Rédigé par :
Emilie Novince (GIPBE)
En collaboration avec :
Laurent Cyrot
(Dreal Bretagne)
,
Thierry Panaget
(ARS Bretagne)
Les milieux aquatiques bretons peuvent être qualifiés de vulnérables en raison des caractéristiques morphologiques et géologiques régionales. Actuellement, peu de cours d’eau, plans d’eau, eaux littorales ou même de nappes souterraines échappent aux pollutions notamment diffuses. Ainsi, la Bretagne présente une qualité des milieux aquatiques plutôt dégradée pouvant entraîner des perturbations de l’équilibre des écosystèmes mais aussi entraver certains usages comme la production d’eau alimentaire avec un risque résiduel possible pour la santé publique.
Afin de garantir aux usagers de la ressource (pécheurs, baigneurs, etc.) une eau qui soit conforme à la réglementation pour la pratique de leurs activités et aux consommateurs une eau potable selon les valeurs réglementaires, des analyses régulières sont effectuées sur les eaux des rivières et les eaux distribuées (après traitement).
L'appréciation de la qualité de l'eau distribuée au robinet porte sur 56 paramètres, notamment la microbiologie, les nitrates, les pesticides, la bactériologie, la matière organique, le pH, la conductivité, etc. Depuis 1999, la qualité de l’eau reçue au robinet ne cesse de s’améliorer et les quelques non-conformités sont dues, pour une large part, à des dysfonctionnements ponctuels des installations de traitement.
La dégradation de la qualité des eaux de surface en Bretagne est liée principalement à des pollutions en nitrates, phosphore (P), produits phytosanitaires et matières organiques qui proviennent de différentes sources ( agriculture, industrie, eaux pluviales, domestiques, etc.). A partir de 1970, les teneurs en nitrates ont commencé à augmenter très fortement pour atteindre des pics de concentration très élevés entre 1993-1994 et entre 1998-2001. Depuis 2002, les teneurs en nitrates marquent un palier autour de 30 mg/l. Les pics de contamination par les pesticides régressent également mais aucune rivière bretonne n’est indemne de pollution. Le nombre de molécules retrouvées est par ailleurs plutôt à la hausse. Le suivi des concentrations moyennes de phosphore montre une sensible amélioration depuis 1998, liée en grande partie au meilleur traitement des eaux usées urbaines sur le plan du phosphore. La teneur en matière organique dans les cours d’eau et aux prises d’eau brute s’avère globalement peu satisfaisante. Cependant, les résultats sont très variables d’une rivière à l’autre et d’une année sur l’autre. La qualité biologique des cours d’eau mesuré par l’Indice biologique global normalisé (IBGN) indique une bonne qualité globale des milieux aquatiques bretons.
La qualité des eaux souterraines est meilleure que celle des eaux de surface. L’eau qui s’infiltre dans le sol pour rejoindre les nappes a l’avantage d’être filtrée par les particules de sols qu’elles traversent. En conséquence, ces eaux sont naturellement protégées et plus prisées pour la fabrication d’eau potable que les eaux superficielles. Cependant, les formations de socle sont en Bretagne très peu productives. De plus, en raison de la faible profondeur des nappes, ces eaux peuvent aussi subir les pollutions de surface. Le niveau de contamination en nitrates est ainsi du même ordre que celui des eaux superficielles. La présence de pesticides y est plus faible mais plus rémanente. Quant aux pollutions microbiologiques, elles sont ponctuelles et souvent dues à des ouvrages de captage défectueux.
Les estuaires sont le siège d’interactions entre les eaux douces, en fin de parcours des fleuves, et les eaux littorales. La qualité des eaux estuariennes dépend donc à la fois de la qualité des eaux fluviales, de celle des eaux littorales auxquelles viennent s’ajouter des facteurs de dynamiques hydrologiques (courants, houle) et de temps de résidences des masses d’eaux côtières qui jouent sur le temps de renouvellement des eaux estuariennes et sur leur confinement.
Sur le littoral, le bilan des contrôles des eaux de baignade donne des résultats assez satisfaisant au regard de la réglementation européenne en vigueur. Par contre, les efflorescences d’ algues vertes semblent progresser. Toutefois, l’indicateur « quantité d’algues ramassées par communes » n’est pas significatif de la production totale des baies considérées mais plutôt des nuisances ressenties localement et des efforts consentis par les communes.
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Le public peut s’informer à tout moment de la qualité de l’eau auprès de la mairie ou du syndicat de distribution pour l’eau potable et auprès des services santé-environnement des Ddass pour connaître la qualité des plans d’eau et des eaux de baignade. D’autre part, la synthèse annuelle des Ddass sur la qualité des eaux distribuées de l'année précédente est jointe à la facture d'eau. De plus, est diffusé en début de période estivale, un état de la qualité des eaux de baignade consultable en mairie et sur de nombreux lieux de baignade. |
