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Dernière modification le 28 avril 2004

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les réponses

Le réseau Météo France en Bretagne

Rédigé par :

Paméla Huron (GIPBE)

En collaboration avec :

Météo France Ouest Météo France (Direction interrégionale Ouest) (MF)




Capteur de foudre Capteur de foudre

Trois réseaux de mesures complémentaires suivent l'évolution du climat en Bretagne : le réseau automatisé, le réseau radar et le réseau de mesures manuelles.


Stations de mesure Météo France en Bretagne
Stations de mesure Météo France en Bretagne

Pour prévoir la météo en Bretagne, Météo France s'appuie sur un équipement qui compte 7 sémaphores, 29 stations automatiques avec mesure du vent et 16 stations sans mesure du vent, 13 stations suivies par des observateurs et 145 stations manuelles pluviométriques et thermo-pluviométriques.

Le réseau automatisé surveille en continu l'ensemble des paramètres météorologiques (précipitations, températures, humidité, vent, insolation). Il répertorie les données plusieurs fois par jour à partir des centres de Météo France et de la Marine Nationale, répartis sur l'ensemble des départements (au moins une station par département). Des observateurs évaluent la visibilité ou l'état du ciel. La pression atmosphérique, la force et la direction du vent, l'humidité, etc., y sont aussi étudiées. Des stations automatiques autonomes mesurent, pour certaines, le vent, et pour d'autres, les pluies et les températures. Des sémaphores et des bases aéronavales de la Marine Nationale contribuent également à ce réseau.

Des mesures archivées depuis la fin du XIXe siècle

Un siècle de températures
Un siècle de températures

Météo France dispose de séries de données météorologiques datant de la fin du XIXe siècle, essentiellement pour l'Ille-et-Vilaine (pluviométrie). Le dernier recensement régional décompte ainsi environ 40 séries pluviométriques mensuelles homogénéisées et 15 séries de températures. Les données tri-horaires de vent, température, pression, insolation et pluie sont conservées depuis 1949 sur une trentaine de points de mesure. Depuis 1993, cet archivage s'effectue heure par heure pour la plupart des stations automatiques.

L'évolution des techniques fait progresser la connaissance des paramètres météorologiques en tous points du territoire et à plusieurs niveaux de l'atmosphère. Ces données reconstituées sont particulièrement utilisées dans le domaine de la qualité de l'air ou de l'énergie éolienne.

La Bretagne est couverte par trois radars (réseau radar) à proximité de Brest, Nantes et Caen qui suivent en continu les précipitations traversant notre région et restituent les observations en temps réel. Le réseau radar cartographie les zones de pluies, prévoit leur déplacement et leur intensité. Ces dernières données sont archivées depuis 1995 et servent, par exemple, à expertiser les pluies orageuses avec une précision géographique d'un kilomètre. Le suivi radar est donc particulièrement important pour estimer la fréquence d'évènements météorologiques extrêmes et dimensionner en conséquence infrastructures et bâtiments. Par exemple, il est crucial de connaître le pic de pluviométrie décennal pour créer un réseau d'assainissement capable d'absorber des pluies importantes.

Quant au réseau de mesures manuelles, il fait le point sur la pluviométrie et les températures extrêmes quotidiennes. Ces relevés sont particulièrement importants car la pluviométrie est le paramètre météorologique soumis à la plus grande variabilité spatiale et temporelle. Ce réseau fournit donc des informations précieuses pour affiner la connaissance du climat d'un département. L'acquisition des données est mensuelle. Ce sont des observateurs bénévoles qui mesurent chaque matin la pluviométrie et, parfois, les températures extrêmes. En fin de mois, les relevés sont envoyés au centre départemental de Météo France qui les valide. Les mesures sont disponibles au plus tôt le 15 du mois suivant. En 2004, ce réseau fournit quelques 150 mesures de pluies et 40 de températures.

Comment fonctionne la détection radar ?

Le radar effectue un tour sur lui-même toutes les 70 s afin de détecter des gouttes jusqu'à 10 000 m d'altitude. Une antenne parabolique, protégée par un radôme, émet un faisceau d'ondes électromagnétiques en tournant dans toutes les directions vers le ciel. La majorité des radars météorologiques détecte à distance les échos des ondes électromagnétiques. Ils réceptionnent les échos des signaux qui se réfléchissent (on obtient alors une réflectivité) sur les gouttes d'eau, les flocons de neige, les grêlons constituant les précipitations. Les ondes rencontrent aussi, diverses cibles mobiles situées dans l'atmosphère, telles que les oiseaux, les fumées, etc.

Les images générées à partir des échos, sont réalisées par un appareil appelé Castor 2, qui se situe en aval immédiat du radar. Le réseau radar fournit une bonne information géographique et temporelle, mais le calcul de la quantité de pluie tombée est plus délicat. Cette dernière, obtenue à partir de la réflectivité radar, est toujours validée par des mesures au sol. Il est alors possible d'estimer les lames d'eau tombées en superposant les images «radar» du jour qui seront utilisées pour la prévision météo et la climatologie.


Sources