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Surveillance sanitaire des coquillages et sites de pêche à pied de Bretagne
L'État et le conseil régional de Bretagne, membres fondateurs du groupement d'intérêt public Bretagne environnement
http://www.eaubretagne.fr/Suivi-des-eaux/Les-reseaux-de-mesures/Reseaux-eaux-littorales/Reseau-de-surveillance-sanitaire-des-zones-de-peche-a-pied-de-loisir
La réglementation relative aux coquillages (décret n°94-340 du 28 avril 1994 et arrêté interministériel du 21 mai 1999) prévoit une surveillance sanitaire des seules zones de production. Les Directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass) ont comblé ce vide avec le réseau de surveillance sanitaire des zones de pêche à pied de loisir.
Ce réseau a été mis en place en 1995 par les services santé-environnement des Ddass, conformément à la position du Conseil supérieur d'hygiène publique de France (séance du 13 juin 1995, réaffirmée par la circulaire interministérielle du 1er mars 1997).
L’objectif de la surveillance est d’évaluer la qualité sanitaire des gisements naturels de coquillages fréquentés régulièrement par les amateurs de pêche à pied et d’élaborer une action d’information et de sensibilisation des usagers.
Les résultats de cette surveillance font l'objet de bilans annuels pour chaque département, repris dans le « Bilan sur l’eau » édité par la Direction régionale de l’environnement (Diren). Ces bilans sont systématiquement adressés aux maires des communes sur le littoral desquelles des prélèvements ont été réalisés.
Un état sanitaire des gisements naturels suivis en Bretagne est affiché sur le site internet de la Direction régionale des affaires sanitaires et sociales.
65 gisements naturels sont suivis en Bretagne. Le classement d’une zone est effectué sur les derniers 26 prélèvements glissants. Les fréquences de prélèvement sont généralement mensuelles et s’effectuent toute l’année.
L’évaluation de la contamination microbiologique dans les coquillages se base sur le dénombrement des bactéries (Escherichia coli) dans les coquillages vivants. Ces bactéries sont recherchées en tant qu’indicateur de contamination fécale.
En l'absence de critères de classement spécifiques pour la pêche de loisir, la norme concernant les zones conchylicoles est appliquée. Pour être reconnus propres à la consommation humaine, les coquillages vivants ne doivent pas contenir plus de 230 Escherichia coli ou 300 coliformes fécaux par 100 g de chair et de liquide intervalvaire.
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Nombre d’Escherichia Coli dans 100 g de chair et de liquide intervalvaire |
Recommandations applicables à la pêche à pied de loisir |
Classement |
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Au moins 90 % des résultats < 230 et aucun résultat > 1000 |
Coquillages de qualité conforme à une consommation humaine directe |
A |
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Au moins 90 % des résultats < 1000 et aucun résultat > 4600 |
La cuisson des coquillages peut diminuer le risque sanitaire |
B→A |
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Au moins 90 % des résultats < 4600 et aucun résultats > 46000 |
Après cuisson, même prolongée, les risques pour la santé peuvent subsister |
B |
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Au moins 90 % des résultats < 46000 |
La pêche à pied de loisir est interdite : toute consommation de coquillages récoltés dans de telles zones serait à l’origine de risques très élevés pour la santé |
C |
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Non A, non B, non C |
La pêche à pied de loisir est interdite : toute consommation de coquillages récoltés dans de telles zones serait à l’origine de risques très élevés pour la santé |
D |
Ministère chargé de la Santé.
Les zones de pêche à pied de loisir sont échantillonnées et suivies par les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (Ddass) de chaque département. Ces analyses sont réalisées dans les laboratoires départementaux d’analyses.
