Logo

http://www.eaubretagne.fr/Usages-de-l-eau/Les-besoins-en-eau/Les-forages-domestiques/Les-forages-d-eau-souterraine

Dernière modification le 25 janvier 2010

PDF Imprimer
  • -
  • +

chiffres clés

Plus de 33 000 forages d'eau souterraine en Bretagne

Rédigé par :

Emilie Novince (GIPBE)

En collaboration avec :

Anne Carn-dheilly Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM)




Le nombre de nouveaux forages réalisés pour prélever de l’eau souterraine ne cesse de croître en Bretagne. Cela signifie que la ressource souterraine est relativement abondante et offre à ses usagers une eau souvent de bonne qualité et facilement accessible.


Les forages d'eau souterraine
Les forages d'eau souterraine

De 1974 à 2009, plus de 33 000 forages sont recensés en Bretagne. De 1 200 à 1 400 nouveaux forages sont réalisés chaque année 1. Ils couvrent densément le territoire régional, ce qui démontre la présence d’eau souterraine partout. Ces forages sont utilisés par les industriels (agroalimentaire, circuits de refroidissement…), les agriculteurs (élevage, irrigation…), les communes (alimentation en eau potable), les particuliers (arrosage du potager…) et les réseaux de surveillance (suivi et connaissance sur les eaux souterraines). Depuis 2002-2003, un grand nombre de forages sont réalisés pour de la géothermie très basse température sans pompage (3 400 depuis 2005).

Les débits moyens exploités sont de 3 à 1 m3/jour (cela correspond par exemple aux besoins d'un éleveur ou d'un particulier). S'ils sont implantés dans des secteurs favorables (c'est-à-dire bien fracturés), les débits d'exploitation des ouvrages peuvent atteindre de 250 à 500 m3/jour, ce qui permet d'alimenter une commune de 1 000 à 2 000 habitants ou répond aux besoins des industriels.

Forages d'eau souterraine dans les départements bretons en 2003
Forages d'eau souterraine dans les départements bretons en 2003

La plupart des forages bretons puisent l'eau principalement dans les 100 premiers mètres du sous-sol. La qualité des eaux extraites peut être satisfaisante, notamment en ce qui concerne les nitrates dont la teneur peut diminuer avec la profondeur en présence du phénomène de dénitrification naturelle ou d’absence de pollution.

Quelques forages en Bretagne atteignent des profondeurs allant jusqu’à 300 m. En Ille-et-vilaine, après avoir mis en évidence l'existence de zones fracturées et d'eaux souterraines sans nitrate à grande profondeur, des datations ont été effectuées. Elles indiquent que ces eaux sont relativement récentes, cinquante ans au maximum.

Des études spécifiques sur ces forages profonds vont se poursuivre dans les prochaines années pour étudier comment se présentent les fractures profondes, expliquer leurs genèses et comprendre les conditions de réalimentation en eau de ces zones profondes. L'exploitation des réserves d'eau souterraine profonde reste à développer.


En application du Code Minier (articles 131 et 132, titre VIII du Livre I), le Bureau de recherche géologiques et minières (BRGM) assure pour le compte de la direction régionale de l’environnement, de l'aménagement et du logement (Dreal) la mission de stockage des informations des forages dans la Banque de données du sous-sol (BSS). Ces données sont consultables au BRGM Bretagne et sur Internet : infoterre.brgm.fr